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Suppression des obstacles à la communication: handicap auditif

Les handicaps auditifs sont de nature très diverse. Ils peuvent se présenter sous la forme d’une surdité totale, d’une déficience auditive plus ou moins sévère, mais aussi en combinaison avec un handicap visuel. Les difficultés à communiquer ne seront donc pas les mêmes selon le cas. Il est important de se rappeler que les troubles de l’audition ne sont pas toujours visibles et que les personnes sourdes et malentendantes forment un groupe hétérogène. Le mieux est de s’enquérir des besoins directement auprès de la personne concernée.

Les bruits de fond peuvent être gênants pour les porteurs d’aides auditives et entraver la communication. Les informations transmises par voie auditive sont peu, voire pas du tout accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes. Nombre d’entre elles utilisent la langue des signes pour communiquer. Si l’interprétation en langue des signes n’est pas possible, on recourra à d’autres formes de communication (texte écrit dans un langage clair, p. ex.).

On l’oublie souvent: pour de nombreuses personnes sourdes qui ont grandi avec la langue des signes, la langue écrite est une langue étrangère qui a sa propre grammaire et une autre structure. C’est un paramètre dont il faut tenir compte dans le cadre de la communication écrite (notamment par voie numérique). La compréhension de contenus complexes peut s’avérer difficile, un peu comme pour une personne entendante qui est amenée à lire un texte en langue étrangère. C’est pourquoi les textes faciles à lire et à comprendre sont d’une aide précieuse pour communiquer avec les personnes sourdes ou malentendantes.

Il est important de proposer les informations ou les conseils par une multitude de canaux (approche multisensorielle). Sans sous-titres, transcription ou traduction en langue des signes, les vidéos, webinaires ou documents audio ne sont pas accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes. Souvent, le seul sous-titrage des dialogues ne suffit pas à bien faire comprendre le contenu d’une vidéo. Les sous-titres spécialement conçus pour les personnes sourdes et malentendantes restituent également l’ambiance sonore – avec des indications de type «musique douce».

Mesures pour la communication écrite (numérique)

  • Vous pouvez télécharger les guides «Langue des signes» et «Sous-titrage vidéo» sous Outils pour une communication numérique accessible.
  • Rédigez les textes importants dans un langage clair, aisément compréhensible.
  • Prévoyez la possibilité de prendre contact/communiquer par voie numérique, p. ex. par courriel, SMS, chat ou appel vidéo (voir également Divers canaux de communication).
  • Faites appel aux services de traduction et de médiation, p. ex. au service de relais texte de la Fondation Procom, qui facilite les appels téléphoniques entre personnes entendantes et malentendantes (gratuit, disponible 24 h/24), ou au service de sous-titrage en direct de Pro Audito Suisse.
  • Améliorez l’accessibilité de vos contenus numériques grâce aux conseils, tests, certifications et formations de la fondation Accès pour tous.

Mesures pour la communication directe

Les handicaps auditifs ne sont pas toujours visibles. La personne que vous accueillez ou qui vous contacte sera la plus à même de vous indiquer de quoi elle a besoin.

  • Prévoyez suffisamment de temps, en particulier en cas de handicaps auditif et visuel combinés.
  • Menez l’entretien dans un environnement calme.
  • Parlez à un volume sonore normal, appelez la personne par son nom. Si nécessaire, attirez son attention par une pression légère sur une partie du corps.
  • Adressez-vous directement à la personne et maintenez le contact visuel, même si un interprète ou un accompagnateur est présent.
  • Veillez à ce que la personne voie bien votre visage (lèvres).
  • Parlez distinctement et faites des phrases courtes. Évitez les mots étrangers et expliquez les termes techniques.
  • Indiquez de quoi vous allez parler et annoncez les changements de sujet.
  • Prévoyez du temps pour des questions et ménagez suffisamment de pauses.
  • Utilisez des visuels, p. ex. des dessins, des plans ou des représentations à l’écran.
  • Utilisez les services de traduction et de médiation pour vos rencontres, qu’elles se déroulent en présentiel ou en ligne, p. ex. les services d’interprétation en langue des signes ou de relais vidéo de la Fondation Procom. Proposez sinon une solution de médiation textuelle.
  • L’alphabet Lorm peut vous être utile dans certains cas, mais son utilisation n’est pas très répandue.
  • Vous pouvez également recourir au langage parlé complété (LPC), un code manuel formé de gestes autour du visage qui facilite la lecture labiale.

Outils de sensibilisation et de formation

  • Application développée par la Fondation Tanne, PORTA: présente un ensemble de signes courants utiles pour communiquer avec les personnes présentant à la fois une déficience auditive et visuelle.
  • Cours de langue parlée complétée (LPC) de la Fondation ALPC

Informations complémentaires